HAPPY HOLIDAYS TORONTO



Hello hello chère lectrice, cher lecteur !


J'espère que tu vas bien et j'espère sincèrement maintenir ce nouveau rythme de publication, car cela m'avait trop manqué.


Aujourd'hui, nous allons replonger dans mes souvenirs nivaux du Canada pendant les fêtes. Par une journée un peu froide, parsemée de belles éclaircies et de quelques rafales, précédant la neige, nous avons fait un tour dans Toronto, une ville que j'adore tout particulièrement, sans savoir vraiment pourquoi. C'est une grande ville, que l'on compare aisément à une ville américaine, pour ses hauts buildings, sa vague de gens pressés, toujours un hot-dog ou un latté à la main, qui vous poussent hors du trottoir lorsqu'ils font un footing ... cliché, I know. Et en même temps, on y trouve de très beaux musées, des quartiers vibrants avec une identité forte, des adresses délicieuses, et toujours quelque chose de nouveau à découvrir. Peut-être bien que la présence du lac et les possibilités que cela représente apporte un je-ne-sais-quoi dans l'air et l'ambiance générale.


Anyway, j'étais ravie et très enthousiaste à l'idée d'y remettre les pieds et de fouler ses pavés. Initialement, j'avais réservé une table au Momofuku, l'un de mes restaurants de ramen préféré - nostalgie, quand tu nous tiens -, cependant, ma réservation a été annulée sans raison. Erreur informatique ou restriction sanitaire, on ne saura jamais. Qu'à cela ne tienne, Toronto regorge de belles adresses et nous n'étions pas en reste.



Nous sommes arrivés bien tôt, sur les coups de 9 ou 10h du matin, dans une Union Station bien déserte. Un petit air de Times Square à 7h du matin un samedi. Une impression de déambuler dans une ville fantôme. Une étrange sensation que la ville était figée. Gelée plutôt. L'air glacial emplissait nos poumons. Le soleil éclatant dans un ciel bleu sans nuage nous a salué alors que nous débouchions aux pieds de la CN Tower, qui me donne le sourire comme la Tour Eiffel. Cependant, le ciel bleu ne nous a pas fait l'honneur de rester toute la journée, les flocons l'ont vite chassé.


Affamés, en manque du repas le plus important de la journée - aka le petit-déjeuner -, nous nous sommes arrêtés dans le premier café que nous avons croisé. Car il y avait de la musique et un beau sapin à l'extérieur. Sans quoi nous n'aurions même pas remarqué ce petit havre de chaleur et de caféine en demi-sous-sol. Notre flair - ou notre ouïe - nous a bien conseillé et nous avons ainsi découvert une toute nouvelle adresse du quartier. Au sens littéral. Le Piccolo - Caffe, Vino, Bodega - venait tout juste d'ouvrir ses portes au 111 John Street. Les muffins et les latté y sont excellents. L'endroit est chouette et cosy, un mix de retro et de moderne, de la brique, des miroirs, du terrazzo, et une touche de bleu polaire. De quoi nous requinquer avant de poursuivre notre marche jusqu'au marché de Noël du Distillery District, un incontournable en période des fêtes.



Un petit tour et puis s'en vont. Après la visite d'une galerie d'art presqu'accessible, et l'achat compulsif de petites bougies aux senteurs boisées. Nous sommes repartis de nouveau à pied, en passant devant le très célèbre Gooderham Building, aussi connu sous le nom de Flatiron Building pour sa ressemblance architecturale avec son éponyme new-yorkais. La ressemblance s'arrête cependant au fait qu'il est bien plat et en triangle, à l'angle de deux rues.


Après autant de marche par des températures légèrement en-dessous de 0, il fut fort agréable de se réfugier au chaud chez Sud Forno et d'y déguster des gnocchis au fromage. Ai-je roulé jusqu'à la sortie suite à cela ? La légende ne le dit pas. Car, si c'était bon, et bien que j'aurais tant aimé goûté aux desserts et aux pâtisseries, c'était très - trop ? - copieux. Du moins, ça l'était pour mon petit estomac. Il faut aussi dire que pour nous faire patienter, ils nous ont apporté du pain et de l'huile d'olive. J'ai tout de même hâte d'y retourner pour tester le côté bakery.


Suite à cette orgie gastronomique ou ce repas gargantuesque, au choix, notre balade digestive nous a conduits jusqu'à Graffiti Alley, une ruelle dont les murs sont peints de haut en bas, photogénique à souhait. J'étais légèrement attristée de ne pas avoir emmener mon reflex, mais bon, mon téléphone cellulaire intelligent (en bon québécois), malgré sa batterie défaillante, a fait l'affaire.



Pour finir la journée, nous nous sommes mis en route vers une galerie d'art, sourcée par Monsieur (une première !) : la Gallery Arcturus, une galerie d'art contemporain à but non lucratif. Deux anciennes town houses réunies en une seule dévoilent des pièces thématiques, au gré des expositions, et des oeuvres contemporaines. On y admire également des oeuvres de premiers peuples.


Et pour la prochaine fois :

- commencer la journée par visiter la Casa Loma (depuis le temps que je veux le faire ... depuis 2015 ! et y revenir en soirée pour le bonus spécial aux périodes de Noël : le spectacle de lumières sur la façade de nuit) ;

- continuer avec un brunch ou un cocktail à la Maison Selby (une mansion de 1883 réalisée par le même architecte que le Gooderham Building, David Roberts Jr., et qui a tout une histoire) ;

- puis digérer en déambulant dans la Ryerson Image Centre (on nous l'a fortement conseillé et j'adore la photographie !).


Et vous, quels sont vos endroits préférés, fétiches, secrets à Toronto ? Dites-moi tout, que j'aille tester tout ça lors de mon prochain passage en ville !


Pour d'autres idées de restaurants ou d'activités culturelles à Toronto, n'hésitez pas à relire mes escapades passées :

- Week-end de Pâques en Ontario

- Toronto & Niagara (Novembre 2015)


P.S. : entre temps, nous avions visité le AGO, parce que j'avais fait un don pour l'oeuvre permanente de Yayoi Kusama "Infinity Mirrored Room - Let's survivre forever" <3


A dans deux semaines les amis !

xoxo