POURQUOI JE NE FAIS PAS DE STORY SUR INSTA


Mont-Royal - Mai 2016

J'ai pleins de petites adresses et de récits de voyage qui attendent d'être articulés en phrase, paragraphes et belles histoire, et d'être illustrés par les photos que j'ai prise plus ou moins à la dérobée, mais aujourd'hui, j'ai envie de parler de quelque chose de différent, de plus personnel, une petite réflexion du dimanche.


Nous vivons dans un monde hyperconnecté.


Même lorsque l'on ne voudrait pas regardé notre téléphone, une notification survient. Même lorsqu'on souhaiterait quitter les écrans car ça déclenche de nouvelles maladies (bonjour les fatigues oculaires!), on se retrouve à regarder l'heure sur notre téléphone, puis à l'oublier parce qu'on a ouvert telle ou telle application et qu'on a perdu 10 minutes de notre temps. J'ai ouï dire que l'on passait en moyenne 4 ans sur notre téléphone ... 4 ans ! Tu réalises que tu passes 4 ans de ta vie à observer celle des autres ou à lire des bêtises sur internet ? Au lieu de passer du temps avec ceux que tu aimes, à créer quelque chose, à faire du sport, à lire un bon livre, à profiter du moment présent. Tu réalises ? Je dois t'avouer, cher lecteur, que ce n'est pas ce qui m'a fait décider de ne pas faire de "story" sur Instagram, ni sur Messenger, ni sur Snapchat, ni ce qui m'a pousser initialement à ralentir les publications sur Instagram et sur Facebook, mais ça m'a confortée dans mon choix. Je pense que cette décision est la bonne, du moins pour moi.


J'aime écrire.


J'aime partager avec toi ce que j'ai découvert. Car je veux te montrer un peu la beauté de ce monde et te donner des idées si tu veux aller tester de nouvelles choses. J'ai forcément un petit côté extraverti (exhibitionniste?) car parfois j'écris des choses plus personnelles, mes réflexions. Mais après tout, c'est aussi une façon de te montrer que je suis sincère et que je suis une personne avec toute sa sensibilité. J'aime écrire un blog car cela me permet de communiquer avec ma famille et mes amis qui sont loin, de l'autre côté de l'océan. Nous n'avons pas forcément le temps de nous appeler régulièrement, c'est donc un moyen comme un autre de leur dire que je vais bien, que tout se passe bien ici.


J'aime photographier le monde qui m'entoure.


J'aime avoir des souvenirs. J'aime te montrer ce que j'ai vu. Car l'on connait tous le vieil adage "une image vaut mille mots". Et car parfois les mots ne sont pas assez précis pour refléter exactement la beauté d'un paysage ou d'un instant. Et aussi car parfois cela me fait du bien de revoir certaines montagnes, certains sourires. Je voyage dans le temps grâce à mes clichés (d'autant plus si je suis en retard dans mes articles!).


Alors oui, je fais partie de cette génération.


Celle qui a grandi en même temps que la technologie s'est développée. Je fais partie de cette époque où tout se passe sur la toile et il faut entretenir son identité IRL, maîtriser son empreinte digitale et montrer à la terre entière que l'on fait pleins de choses cools. Mais de plus en plus de gens en reviennent. Dolce vita, Hygge, Lagom, Zéro déchet, Slow life, Minimalisme, tous ces concepts vieux comme le monde et que certains semblent découvrir comme s'ils avaient inventé la lune font réfléchir un nombre de personnes sans cesse croissant. Et c'est une bonne chose. Même si j'ai bien conscience de ne pas être le meilleur exemple de mode de vie, je suis en revanche bien consciente de ce qu'il faudrait que je fasse et de ce que je veux faire. À commencer par changer ma façon de voir certaines choses et apprécier les bons moments sans ressentir le besoin de les partager avec quiconque.


Petit à petit ...


... J'ai arrêté d'être cette personne qui a toujours son appareil photo pour s'occuper des souvenirs de tout le monde. Car moi aussi je veux profiter de ces moments à 100 %. Je veux être là, et non derrière ma caméra. Et car tout n'a pas besoin d'être photographié. J'ai délibérément décidé de ne pas faire de "story" sur Instagram car je ne vois pas l'intérêt de partager avec toi mon café du matin ou de te montrer ma salade du midi et encore moins de partager des moments personnels qui n'ont pas leur place sur internet (crois-moi, tu n'en as absolument rien à faire de savoir que j'ai regardé Shrek, ça ne changera pas ta journée !). Ou pire, summum du narcissisme, de te montrer comme je m'amuse à une soirée ou à un événement ! Tu y crois toi, à cela? Moi, non. Car il est bien connu que lorsque l'on s'amuse vraiment, on ne voit pas le temps passer et parfois "on n'a même pas penser à s'embrasser". Alors penser à faire une "story" tout entière, je n'y crois pas. Pour ce qui est des petites adresses ou de mon ressenti sur tel ou tel événement, je préfère t'en parler dans un article construit et réfléchi. Dans quelque chose qui vaut la peine d'être partagé car ce quelque chose a une certaine beauté et un certain intérêt. Dans la même veine, j'ai également décidé de ralentir les publications sur Instagram : je ne veux te partager que quelque chose qui soit beau et qui ait un minimum de sens. Je ne veux pas me prostituer en 2.0 : oui, le terme est fort, mais te partager toute ma vie, ne pas avoir d'intimité, de jardin secret offline, c'est un peu comme de la prostitution, tu ne crois pas ?


Bien sûr, je peux faire ce choix car je ne suis pas une bloggeuse professionnelle (au sens strict du terme).


Ce n'est pas mon métier à temps plein et je n'ai pas de contrat à respecter avec telle ou telle marque. J'ai encore cette liberté et, même s'il est vrai que j'aimerai que mon blog ait plus d'ampleur et qu'il y ait plus de personnes comme toi, des personnes à qui j'apporterai un peu de bonheur dans leur journée à la lecture de ces quelques lignes, je ne voudrais pas changer mes décisions décrites ci-dessus pour autant. Je ne veux jamais être obligée de faire des "story" Instagram ou Snapchat, de te raconter tous les détails de ma vie car si je ne t'en parle pas, c'est que ça ne te regarde pas. Du moins pas ici, sur internet et publiquement. Si tu es un lecteur qui me connait très bien, tu es sûrement déjà au courant des choses que je n'écris pas, tu n'as donc pas besoin de les lire ici. Peut-être qu'un jour, j'écrirai sur un sujet plus personnel - je l'ai déjà sûrement fait - mais ce sera bien écrit et, encore une fois, réfléchi.


En bref, la qualité avant la quantité.

Villiers-sur-Marne - 2007

Sur ces belles paroles et ces belles fleurs, je te souhaite une belle semaine !

xoxo

#réflexions #médiassociaux